C'est plus facile de ne pas penser. Tu respires et tu restes là. Le cul sur un banc à regarder le béton et quelques fois le ciel. Plein de nuage, et de grisaille. En ce moment, il fait froid &² il pleut. Super le temps qui passe... J'attends. Peu être qu'un jour tu seras assis(e) à ma place. Oui. Peu être sur le même banc, au même endroit, en regardant la même vue. C'est plutôt dépriment. Vers 19h, je me lève et je commence à marcher droit devant moi, toujours droit devant. Puis, je cours jusqu'au parc, et je touche le saul pleureur. Tout simplement parce que je prends la vie comme un jeu. Où tu es le gagnant lorsque tu restes jusqu'à ton dernier souffle. Le dernier battement, la dernière larme, le dernier mot. Où il y a des règles que je fixe moi-même. Pourquoi cet arbre là ? Parce que c'est le seul qui a la sagesse et les vertus. Qui détient le pouvoir des années qui passent en résistant. Toujours plus fort. En gardant tout pour lui. Je me reconnais un peu en lui. Mais c'est rare que je l'admette. Je me fais tabasser, haïr et peu être même déchirer. Je survis. Et je reviens et reviendrai à cet arbre qui donne un sens à mes pensées. Mon coeur bat encore, je compte bien gagner.
Mon moment préféré ? Quand la nuit tombe... Car j'ai toujours l'espoir qui m'arrive quelque chose le lendemain.